En France, un adulte sur deux est en surpoids. En 50 ans, les courbes ont explosé. Si les conseils habituels — « Mangez moins, bougez plus » — fonctionnaient, nous serions tous des athlètes grecs. Spoiler : c’est l’inverse qui se produit.
Il est temps de dire la vérité sur les « vérités » qui nous font grossir.
1. L’IMC : La mesure de la paresse
L’Indice de Masse Corporelle est une aberration statistique du XIXe siècle qui ne dit rien de votre santé. Il ne distingue pas le muscle de la graisse, ni l’eau de l’os. Un rugbyman est « obèse » selon l’IMC, tandis qu’une personne « mince » peut avoir un foie gras (stéatose). L’IMC est une étiquette, pas un diagnostic.
2. La calorie : La grande illusion thermodynamique
Le corps humain n’est pas une chaudière de locomotive. Nous ne sommes pas des machines thermodynamiques, mais des écosystèmes hormonaux.
• 100 calories de brocoli n’ont pas le même impact que 100 calories de bonbons.
• L’un signale la satiété et apporte des fibres ; l’autre déclenche un pic d’insuline massif.
Compter les calories, c’est comme essayer de comprendre l’économie d’un pays en comptant simplement le nombre de billets en circulation sans regarder qui les dépense et pourquoi.
3. Sucres « lents » vs « rapides » : L’arnaque sémantique
C’est sans doute la plus grosse « connerie » physiologique encore enseignée. Cette classification basée sur la complexité moléculaire est une fiction.
• Une baguette de pain blanc (sucre « complexe ») ou une pomme de terre vapeur font monter votre glycémie plus vite que du sucre de table (sucre « simple »).
• La seule métrique qui vaille, c’est l’Indice Glycémique (IG) et surtout la Charge Glycémique (CG). Le reste n’est que littérature pour emballages marketing.
4. Nous sommes pilotés par nos hormones
Le plus désolant reste que bon nombre de nutritionnistes continue de diffuser ces inepties !!! Si le premier rendez-vous parle de sucre complexe ou de calories… Fuyez !!
Malheureusement, si la gestion du poids était une simple soustraction (Calories absorbées – Calories brûlées), nous serions tous morts de faim ou d’explosion pondérale depuis longtemps. Nous oscillerions de 40 à 200 kilos en permanence.
Même si notre corps a un excellent thermostat. Il peut être facilement cassé par l’insuline, le cortisol et l’inflammation. L’obésité n’est pas un manque de volonté, c’est un dérèglement hormonal orchestré par une alimentation industrielle inadaptée à notre biologie. Trop d’insuline rend paresseux et glouton par tout un mécanisme… hormonal.
Le secret que votre nutritionniste ignore (ou vous cache)
Vous avez arrêté le sucre ? Vous mangez des biscottes complètes et du yaourt 0% ? Et pourtant, la balance ne bouge pas d’un gramme. Normal. On vous a menti sur la cible.
Le vrai coupable n’est pas la calorie, c’est l’Insuline
L’insuline est l’hormone de stockage. Point barre. Tant qu’elle est haute dans votre sang, vos cellules graisseuses sont verrouillées à double tour. Vous pouvez courir un marathon, si votre insuline est haute, votre corps brûlera du muscle ou du sucre, mais jamais votre gras.
L’IG, c’est bien, mais c’est incomplet. Pourquoi ? Parce que certains aliments ne font pas monter votre sucre (glycémie), mais font exploser votre insuline !
• Le yaourt 0% : Pas de gras, peu de sucre… mais une réponse insulinique digne d’un bonbon !
• Le lactosérum (Whey) : Très prisé en salle de sport, c’est une bombe à insuline.
• Les édulcorants : Le cerveau sent le sucré, le pancréas envoie la sauce, et vous stockez du vent.
5. Le lobbying du « bouger plus »
Les salles de sport et l’industrie agroalimentaire adorent vous faire culpabiliser sur votre manque d’activité. C’est pratique : si vous êtes gros, c’est parce que vous êtes « fainéant », pas parce que leurs produits sont toxiques. On ne perd pas de poids durablement avec un jogging si l’assiette est inflammatoire. Le sport est vital pour le moral et le cœur, mais c’est l’hormone (l’insuline) qui décide si vous stockez ou si vous déstockez.
Bref, arrêtons de compter, commençons par comprendre. La nutrition n’est pas une question de mathématiques, c’est une question de chimie.
Et n’hésitez pas à (re)lire Stop aux mensonges dans l’assiette. Ed. Eyrolles