Petit prix, mais à quel prix ?

Les grandes surfaces ont depuis longtemps lancé leurs propres gammes de produits. On appelle cela les « marques distributeurs ». Ainsi, chaque enseigne propose des gammes de produits allant du premier prix en passant par les enfants, le bio, le sans gluten, le terroir…
De plus en plus, nous voyons se développer une gamme de produits « premier prix » que je trouve effarante. Cette gamme court après la crise, la crise des prix les plus bas. La cible, entre autres, les étudiants et les familles en difficultés financières. Je me suis donc penché sur les produits de MONOPRIX sur la gamme « P’tit prix ». J’aurais pu, faire la même chose avec les « Bien vu » de chez Super U », les « Pouce » de chez Auchan, la « Tous les jours » de chez Casino ou bien encore les « Produits blancs » de chez Carrefour.

Toutefois, j’ai choisi Monoprix car la phrase « MONOPRIX P’TIT PRIX, C’EST AUSSI UN BON PRODUIT  ! » m’a, quelque peu, interpellé. J’ai donc acheté cinq produits pour seulement 4,03 euros ! Pas cher, vraiment pas cher ! Trop peu cher même ? Que peut-on mettre dedans ces cinq aliments pour seulement 4 € ? Décryptage !

produits monoprix

J’ai donc retenu les ingrédients qui m’interpellent :

LARDONS NATURE QUALITÉ SUPÉRIEURE

– Porc : J’aimerais juste visiter l’abattoir et les élevages, mais cela fera l’objet d’un autre débat.

– Lactate de potassium et acétates de sodium : Pourquoi acidifer ? L’alimentation industrielle n’est-elle pas déjà trop acide ?

– Chlorure de potassium : Pourquoi ne pas mettre de sel ? Trop cher !

– Dextrose : Pourquoi du sucre ? Le chlorure de potassium peut devenir amer, le dextrose est-il là pour masquer cette amertume ? En tous les cas la présence de sucre me contrarie, car il est parfois présent pour magnifier un aliment qui n’a pas de gout (tout comme le sel) et rend la nourriture addictive au sucre.

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BARQUETTES FRAISE

– Sirop de glucose-fructose : Pas cher, même si ses dégâts sur les enfants ont été démontrés [Toxic, William Reymond].

Amidon de blé : La farine blanche ne suffit-elle pas ? Évidemment non !!

– Arôme : Pas bon de retrouver un arôme, si naturel serait-il (ce n’est pas le cas). Cela dénote la piètre qualité du produit de base et surtout génère un formatage du gout qui me contrarie.

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#3 MAYONNAISE

– Vinaigre d’alcool : Je n’ai jamais mis de vinaigre d’alcool dans une mayonnaise maison authentique ? Mais pour réussir à tous les coups *, en industrie il est indispensable de mettre du vinaigre d’alcool ( ne rêvez pas, à ce prix là, ce n’est ni du vin ni du cidre)

– Sucre : Je me répète encore « la présence de sucre me contrarie, car il est parfois présent pour magnifier un aliment qui n’a pas de gout (tout comme le sel) et rend la nourriture addictive au sucre ».

– Glucono-delta-lactone : Le GDL nommé E575 est un métabolite de la dégradation du glucose, en soumettant de l’acide gluconique à évaporation. Il est ici utilisé comme régulateur d’acidité. Dans l’UE, le E575 n’est pas admis dans l’alimentation biologique.

– Acide citrique : D’un côté on régule, de l’autre on acidifie à l’acide citrique (E330), mais ce n’est pas du citron naturel comme on pourrait l’imaginer, mais plutôt, comme souvent, un produit issu de la culture d’Aspergillus niger** , nourri sur substrat contenant du sucre (saccharose ou glucose).


– Amidon transformé de maïs : Inimaginable dans une mayonnaise ? Un épaississant, texturant à base de maïs – encore du sucre.

– Gomme guar : Pourquoi épaissir ? Pas bon signe tout cela. Une mayonnaise soit naturellement être épaisse.

– Beta-carotène : Pourquoi colorer ? Il s’agit soit d’une tromperie sur la marchandise, soit d’une mauvaise éducation que l’on donne au consommateur. Si une bonne mayonnaise doit être paille, elle est paille. Point final. L’utilisation à « tout va » du bêta-carotène n’est pas non plus sans risque et anodin. Cette manie de décortiquer un aliment (la carotte…) et d’utiliser des principes actifs, colorant, texturant… est une science récente qui n’a pas que des adeptes et reste surtout une pratique sur lequel nous n’avons aucun recul.

– Arôme : Je me répète 🙂 « Pas bon de retrouver un arôme, si naturel serait-il (ce n’est pas le cas). Cela dénote la piètre qualité du produit de base et surtout génère un formatage du gout qui me contrarie ».

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#4 HARICOTS ROUGES

– Sucre : Bien que l’ajout soit intolérable de manière générale, il est totalement inadmissible dans ce genre d’aliment. Je me répète encore « la présence de sucre me contrarie, car il est parfois présent pour magnifier un aliment qui n’a pas de gout (tout comme le sel) et rend la nourriture addictive au sucre ».

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#5 PETITS POIS

– Sucre : Bien que l’ajout soit intolérable de manière générale, il est totalement inadmissible dans ce genre d’aliment. Je me répète encore « la présence de sucre me contrarie, car il est parfois présent pour magnifier un aliment qui n’a pas de gout (tout comme le sel) et rend la nourriture addictive au sucre ».

– Arôme naturel : Je me répète 🙂 « Pas bon de retrouver un arôme, si naturel soit-il. Cela dénote la piètre qualité du produit de base et surtout génère un formatage du gout qui me contrarie ».

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* « Les acides, tels le vinaigre ou le jus de citron, stabilisent la mayonnaise : en milieu acide, certaines molécules tensioactives ont une charge électrique supérieure, et se repoussent donc davantage ». Hervé This, Les Secrets de la Casserole, éd. Belin, 1993
** Aspergillus niger : un champignon à l’origine de l’aspect des moisissures noires sur les fruits et légumes
Merci à www.les-additifs-alimentaires.com

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