Tout le monde peut-il ouvrir un commerce alimentaire ?

Vous êtes POUR ou CONTRE, faîtes-le savoir !

OUVRIR UN COMMERCE ALIMENTAIRE EN FRANCE, SANS DIPLÔME.

Deux nouvelles affaires liées à l’hygiène alimentaire [Quick Avignon] et [Kebab Chartres] relance une question fondamentale. Faut-il rendre obligatoire un quelconque diplôme pour tenir un établissement utilisant des denrées alimentaires ?

Soyez nombreux à donner votre avis !

RAPPEL DE LA DÉMARCHE !

(article déjà publié le 29/10/2010)

Si vous êtes coiffeur, vous devez avoir un Brevet Professionnel pour avoir l’autorisation de tenir un salon. Ce BP ne vous permettra d’en tenir qu’un et vous devrez avoir dans les locaux du second salon éventuel, une personne possédant un BP elle aussi. Mais pourquoi tant d’acharnement sur les coiffeurs et rien sur les commerces de restauration ?

Si vous êtes boulanger, boucher-charcutier, garagiste, agriculteur, vous serez tenu de posséder un diplôme. Qu’en est-il pour un restaurateur ou un gérant de sandwicherie, kebab, camion pizza ou encore stand de crêpes ?

Pour la restauration, « la réglementation n’impose en effet jusqu’à présent ni expérience ni qualification ou diplôme spécifique ». Depuis le 2 avril 2006 (bistrots) et 2009 (restaurants), une formation spécifique existe pour toutes les personnes désireuses d’ouvrir un débit de boisson et/ou un restaurant. « Les candidats bistrotiers et/ou restaurateurs devront désormais obtenir, en suivant cette formation d’une durée de 20 heures réparties sur trois jours, un permis d’exploitation valable dix ans, préalable au démarrage de leur activité. »

Non, une formation de 20 heures est légère et inadaptée. Chacun a le droit de tenter sa chance et nous avons tous le droit d’avoir raté une scolarité sans pour autant devoir renoncer à un commerce. Oui, mais avec des conditions. Nous devons alors prendre en considération des formations sous forme de certificats, qui devraient devenir obligatoires et en apprentissage dans des centres comme l’AFPA pour ne citer qu’eux.

Arrêtons de croire que quiconque peut tenir un restaurant ou une sandwicherie. Laissons la chance à chacun, mais ne laissons pas n’importe qui nous alimenter. Il suffit de voir que le premier réflexe d’une personne sans emploi reste souvent le commerce alimentaire pour comprendre le nombre croissant de ce genre d’enseigne et se laisser dépasser par les « disparités » de tenues de ces établissements. Mais comment niveler par le haut ?

• Les répressions des fraudes découvrent, lors de contrôles, des établissements qui ne connaissent même pas les règles d’hygiène et de conditionnements élémentaires. Entre systèmes informatif et répressif, nous devons mettre en place UN RESPECT de l’aliment et ne plus faire croire aux gérants qu’ils ne savaient pas.

• Les établissements, sans les formations professionnelles nécessaires, se retrouvent trop souvent sans expérience sur l’approvisionnement, les modes d’achat, les techniques productives et se mettent en danger. S’endetter pour construire un rêve fini parfois en cauchemar pour des familles entières. Les charges tombent rapidement et il est attristant de voir des cas de faillite qui auraient pu être évités.

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Pour en savoir plus :

UN COMMERCE ALIMENTAIRE DOIT ÊTRE TENU PAR UN GÉRANT DÉTENANT UN DIPLÔME OU UNE CERTIFICATION D’APPRENTISSAGE.

Il peste contre ces gens sans qualification qui s’achètent des restaurants comme ce coiffeur, propriétaire de deux enseignes.

« Ne croyez-vous pas qu’il faudrait un diplôme, il s’agit de nourrir le peuple, c’est sérieux, non? »

« Comment savoir si tel restaurant est bon, me lance-t-il tout de go. Si les chefs du salé et du sucré prennent leur repas avec le personnel, c’est que la soupe est bonne, les poissons non surgelés et le plat du jour goûteux. »

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