Le syndrome du titanic

En ces fêtes de fin d’année. Je propose une bande annonce devenue culte.

Le syndrome du Titanic.

Un documentaire reprenant la maladie chronique qu’ont les hommes, à savoir cette capacité à continuer à faire la fête quand bien même le bateau coule. Ce texte m’inspire le respect. Son auteur et le message sont pertinents et percutants. Mais ce texte me provoque aussi la frustration de ne pas l’avoir écrit, tant les propos, mot pour mot reflètent la totalité de mes pensées et le fruit de mon travail depuis toutes ces années.

Il y a eu le progrès, ce fameux progrès, indéniable. Comme beaucoup je l’ai pris longtemps pour un processus irréversible, dans les mains duquel on pouvait s’abandonner. On a pu construire des routes en plein désert, on a su rapprocher les hommes. Je nous observe standardisé, quasi désintégré. Je nous regarde ballotté entre le virtuel et le réel que l’on arrive même plus à distinguer. Comment se résigner quand on voit que le superflu des uns est sans limite, alors que l’essentiel des autres n’est même pas satisfait. On ne doit rien admettre de tout ça, car c’est tout simplement inadmissible.
Je croyais à l’abondance, et pour finir je découvre la rareté. Je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu. Le modèle économique dominant n’est plus la solution, mais bien le problème. Je suis un enfant, moi aussi, de cette société de consommation. Je dois avancer pas à pas vers plus de cohérence. Jusqu’où suis-je vraiment prêt à aller dans le choix, dans le renoncement.
Le syndrome du Titanic.
Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre

 


© Le syndrome du Titanic • Bande Annonce

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