La vie en rose de nos chérubins et de leurs bonbons

Les bonbons de nos enfants sont colorés. C’est le moins que l’on puisse dire, mais cette coloration n’apporte t’elle pas un lot de désagréments plus importants que prévus ?

Les bonbons ! Petites récompenses, substituts de tendresses, compensations alimentaires ou dérèglements réels ? Le débat sur le rôle des bonbons est long. Les premiers bonbons remontent déjà aux Romains qui fabriquaient des sucreries à base de miel. Mais à force de vouloir « attirer » le petit enfant vers un univers coloré et amusant, les colorants ont pris une place importante et non moins inquiétante. Diverses associations européennes demandent l’interdiction de certains colorants qui favoriseraient l’hyperactivité. La revue « QueChoisir » à également souvent dénoncé cette vie en rose acidulée.

Le (BEUC) Bureau européen des unions de consommateurs et 41 organisations d’intérêt général ont réclamé, en avril 2008 déjà, l’interdiction dans l’Union Européenne de 6 colorants en raison de leur lien possible avec l’hyperactivité de certains enfants. Se basant sur une étude britannique publiée fin 2007 par la revue médicale « The Lancet », un principe de précaution devaient être proposé sur la base des ingrédients suivants :
Conservateur :
– benzoate de sodium ( E211)
Colorants :
– jaune orange (E110), cramoisine (E122), tartrazine (E102), ponceau 4R (E124), jaune de quinoléine (E104) et allura red AC (E129).

Mais la lettre ouverte adressée à Androulla Vassiliou (Commissaire européen à la Santé) qui proposait « de mettre en œuvre le principe de précaution et de protection du consommateur » trouva comme seule réponse que les preuves de cette étude, selon l’EFSA n’étaient pas pas suffisantes pour modifier la politique européenne en matière de colorants alimentaires et je cite « n’apportait que des preuves limitées d’un léger effet sur l’activité et l’attention de certains enfants »


Monique Goyens, directrice générale du BEUC insiste :
«Il est inacceptable de laisser sur le marché des substances clairement suspectées d’augmenter l’hyperactivité chez les enfants, d’autant plus qu’elles n’ont aucune valeur ajoutée si ce n’est que de colorer la nourriture» et ajoute «L’Union européenne doit faire passer la santé de ses consommateurs les plus vulnérables avant tout autre intérêt»

Mais en 2009, selon l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), plus de 40% des confiseries comportant du colorant, ne seraient pas conformes à la législation. Des composants interdits seraient présents !
Dans ce contexte, la Direction Générale de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes recherche la trace de deux colorants non-autorisés : l’amarante E123 et l’érythrosine E127.
Résultat : 42% des bonbons seraient non conformes à la législation en vigueur et de plus les erreurs arrivent à cause de l’emballage.
En effet, certains composants non mentionnés entrent dans la composition des bonbons et l’inverse est valable aussi, des ingrédient non présent dans le bonbon sont mentionnés sur l’emballage. De quoi devenir « rouge cochenille » de colère ou « vert azoïque » de rage.

Quand nous étions petits, mon frère et moi, mangions les sucreries que faisaient notre maman. Du sucre et de l’eau coulé dans des coquillages ramassés à la mer. Mes copains appréciaient aussi … à croire que les enfants ne sont pas si compliqués que cela.

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