Monoprix, ne m’a pas tout dit !

Lorsque l’on doit prendre le train pour quelques heures et passer l’heure du repas à bord, il y a plusieurs scénarii pour passer à table.
a) Les mieux organisés ont préparé leur propre repas à emporter, ou à défaut acheté loin d’une gare, un repas peu cher, sain et équilibré.
b) Les plus pressés se rabattront, une fois sur place, sur de la “bouffe”. Ce n’est pas un secret de préciser que les zones alentour des gares/aéroports… sont des lieux extrêmement prisés par les chaînes alimentaires en tout genre… à des prix insolents pour une qualité nutritionnelle souvent décevante.
c) Les autres, soient mal organisés, soit pressés soit un peu des deux préféreront consommer à bord. C’est à mon sens la solution la moins économique et la moins nutritionnelle. J’ai déjà consacré des articles et des chapitres dans mes livres sur le sujet, mais j’y reviendrais, car malgré les petits plats de chefs à bord “hors de prix”, rien n’a changé.

Ce qui va nous intéresser dans cette démonstration de “manque d’information” est le cas de figure (b).

Je devais prendre un train. Il ne me restait que 7 minutes avant d’embarquer pour 5 heures de trajet. Totalement dépourvu de nourriture à mon goût, j’ai arpenté la gare en long en large et en travers. J’ai passé mon chemin devant les chaînes à hamburgers, les chaînes de cafés américain, les chaînes de pâtisseries qui revendent très bien les petits surgelés bourratifs… Je n’ai croisé aucune enseigne de la marque britannique “Prêt à manger” [j’en reparlerai aussi] qui, à défaut d’être plus chère, aurait satisfait mes attentes.
Bref, les minutes avançant, je devais trouver quelque chose et finis par découvrir un “corner” Monoprix, un Daily Monop. Privilégiant les viandes, poissons, légumes, oléagineux, légumineuses et refusant les féculents et sucres ajoutés, j’élimine donc tous les plats préparés à base de pâtes, de pomme de terre, de sauces sucrées, etc.
Et je tombe sur une boîte en plastique d’un plat “non industriel – fait main”, sans additif, frais qui correspond à mes attentes.

LE BUDDHA BOWL

La patate douce possédant un index glycémique intéressant (IG 50), je me laisse convaincre. Je trouve ce plat de circonstance (presque 7 euros quand même), les lentilles et pois chiches (houmous) me vont bien. Pas de blé, pas de gluten en tous les cas et cela me va encore mieux.

1. Je lis la première étiquette sur la face avant : Patates douces, lentilles, carottes, houmous.
CONVAINCU !

2. Par réflexe… je lis la deuxième étiquette collée sous le bol : Salade composée de légumes, patate douce, houmous, lentilles vertes et noires.
ENCORE CONVAINCU ! (d’autant plus qu’il me reste 4 minutes)

3. Mais quelle n’a pas été ma surprise, une fois bien installé à bord du train, de découvrir une graine qui ne ressemble pas à des lentilles. Il y en a dedans, bien entendu, mais il y a autre chose ! Je prends donc le temps de retourner le bol, de décoller l’étiquette et de lire les valeurs nutritionnelles. (Comme le bol était mal refermé, j’en fous partout sur la tablette et mon voisin ne comprend pas mon geste. 🙂

ET LÀ SURPRISE : PAS CONVAINCU DU TOUT !
IL Y A DU PETIT ÉPEAUTRE. Oui, j’ai déjà écrit les mérites nutritionnels du petit épeautre à qui veulent l’entendre, mais là n’est pas la question. Ici, c’est un manque d’information. Un intolérant au gluten, n’a pas du tout été informé sur la face avant (en arrière en premier lieu d’ailleurs) de la mention CONTIENT DU GLUTEN ! Cette salade composée contient du petit épeautre. Il faut le mentionner plus clairement et cela même si la salade était excellente.
Notez aussi au passage que le plat contient finalement aussi 3,2 % de betteraves. C’est peu, mais à ce taux, le goût est déjà présent et beaucoup de personnes n’aiment pas.

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