Le jour du dépassement arrive de plus en plus tôt.

À travers cette illustration, découvrez depuis 1971, les dates à partir de laquelle les ressources naturelles ne peuvent plus se renouveler. Surexploitation, gaspillage, obsolescences programmées, modes et soldes créent des phénomènes d’épuisement de nos matières premières vitales inédites dans l’histoire de l’humanité.

Alors qu’en 1971, nous étions écologiquement « à crédit » vers le 21 décembre, il est inquiétant de découvrir que presque 50 ans plus tard, nous entamons nos ressources dès le 125e jour, le 5 mai.

Il va vraiment falloir en prendre conscience à l’échelle politique globale et citoyenne individuelle.
Rien que pour le plaisir, je replace dans ce contexte terrifiant, un texte de présentation du film « Le syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre.

Il y a eu le progrès, ce fameux progrès, indéniable. Comme beaucoup je l’ai pris longtemps pour un processus irréversible, dans les mains duquel on pouvait s’abandonner. On a pu construire des routes en plein désert, on a su rapprocher les hommes. Je nous observe standardisé, quasi désintégré. Je nous regarde ballotté entre le virtuel et le réel que l’on arrive même plus à distinguer. Comment se résigner quand on voit que le superflu des uns est sans limite, alors que l’essentiel des autres n’est même pas satisfait. On ne doit rien admettre de tout ça, car c’est tout simplement inadmissible. Je croyais à l’abondance, et pour finir je découvre la rareté. Je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu. Le modèle économique dominant n’est plus la solution, mais bien le problème. Je suis un enfant moi aussi de cette société de consommation. Je dois avancer pas à pas vers plus de cohérence. Jusqu’où suis-je vraiment prêt à aller dans le choix, dans le renoncement.

Il faut bien comprendre que la totalité de l’environnement (planète habitable, océan, système climatique, faune, flore) était là avant nous. Nous n’avons jamais eu besoin de les payer. Nous avons bâti notre activité de production sur le pillage des ressources naturelles que nous transformons par notre travail. Le prix d’un objet ou d’un aliment est la somme des fiches de paye cumulées de la source gratuite au produit payant. La nature ne s’est jamais fait payé. Le système que nous avons bâti ne nous permets pas de voir à l’avance les problèmes de stock des ressources naturelles. Aucun indicateur dans le PIB signale un manque de minerai. On le voit trop tard, quand les prix s’envolent.

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