Pâtisserie ! Non coupable !

La culpabilité d’une majeure partie des consommateurs les empêche de pénétrer sereinement dans une pâtisserie. Pour différentes raisons. Les allergiques ou intolérants au gluten qui vont devoir se passer des gâteaux à base de farine de blé ou les diabétiques, sous régime ou avec une éthique sans sucre/lait/blé/produits industriels à tout bout de champ, qui vont devoir se passer de cet excès de sucre.

#1 SANS GLUTEN

À Paris, pour les premiers, je ne peux que proposer d’aller faire un tour chez « Chambelland – 14, rue Ternaux », un 100% sans gluten. L’idée est superbe et j’en ai déjà parlé dans des articles, bien que les IG bas ne soient pas au rendez-vous, mais de façon occasionnel, pour un coeliaque, ces pâtisseries leur redonneront du baume au coeur et brisera ce sentiment d’exclusion et de délaissement d’un monde gourmand. À ce propos, la chute de l’indice glycémique est directement liée à l’abandon du riz blanc, de la pomme de terre et du maïs et son remplacement par des alternatives au sarrasin, teff etc. mais surtout l’ajout de lupin, soja, psyllium…)

#2 SANS INDEX GLYCÉMIQUES ÉLEVÉS

Pour les seconds, tolérants au gluten, mais sans sucre, je propose « Les belles envies – 3, rue Monge ». Un lieu qui prend soin du gout, de la santé et de la ligne. Deux ans de recherche pour la créatrice de cette enseigne, Alixe Bornon, une diabétique qui a voulu ne pas se priver de l’essentiel : la gourmandise !

Pour les adresses en province, je vous propose de me les faire parvenir en commentaire, car il doit en exister plein qui n’attendent que d’être connues.

Pâtisserie à Index glycémiques bas : Explications

Mon mode de vie alimentaire bannit le sucre de mon quotidien. J’en parle beaucoup dans mon 3e livre « Je ne mange pas de produits industriels » Édition Eyrolles. Quand j’en mange de façon très exceptionnelle (sorties, vacances…) je recherche l’équilibre (pas industriel et surtout à IG bas). Ça limite le choix et je finis par… ne rien déguster, revenir chez moi… et me faire plaisir en ouvrant mes placards et mes frigos. Mangeant peu ou pas de sucre, je n’ai pas d’envies soudaines, pas de pics d’insuline me dictant quoi que cela soit. Alors je cherche, et très souvent refuse ce que l’on me propose. Il m’est arrivé de me retrouver à table avec 10/12 amis dévorant une glace pendant que je bois un citron pressé 🙂 M’en fous, cela ne me fait pas envie quand je ne suis pas en phase avec le produit.

Je ne peux que voter favorablement pour cette adresse Les Belles Envies, 3 rue Monge, -une rue qui m’a été voisine pas mal de temps à Paris. En effet, je commence à connaitre un nombre de pâtissiers talentueux, mais malheureusement beaucoup déconnectés d’une réalité : l’abus de sucre et d’index élevés. Rares sont ceux qui en sortant de l’école se remettent à lire leurs cahiers à l’envers pour inverser cette fâcheuse tendance à tout masquer avec le sucre. Combien de fois j’ai voulu tester un artisan et en ai été déçu par l’aspect académiquement sucré de sa version! D’aucuns font des efforts, mais sans aucune indication d’IG, car pas du tout maitrisée.

Si je devais ouvrir une pâtisserie, je me rappellerais ceci : « Le meilleur moyen de fidéliser un client est de lui faciliter l’accessibilité, par une information lisible et un produit correspondant à un aspect économique, durable, sanitaire et cultuel« . Ici, à #lesbellesenvies :
L’accessibilité est la gourmandise comparable aux autres enseignes. La lisibilité se fait par analogie.
L’aspect économique n’est pas un souci, car une pâtisserie est un plaisir occasionnel qui mérite de payer pour un travail fastidieux.
Le durable, car on peut y revenir sans soucis de mauvaise conscience.
Le sanitaire, car les ingrédients ont peu d’effet sur notre santé (pas de glycémie élevée).
Le cultuel est assouvi (culte de l’IG bas. 🙂

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